📖 Article de fond · n°2

L'e-ID attendra, le temps de savoir qui est devant la caméra

28.10.2026 · Horizon IF · Rubrique : Suisse · Lire sur X · Annonce sur X

Le futur a ses conditions. Article de fond, 28.10.2026.

Lundi prochain, 2 novembre, les services cantonaux chargés des cartes d'identité commenceront à prendre les commandes d'une nouvelle carte d'identité. Le prix ne change pas, mais elle cache une puce, avec une image du visage et deux empreintes digitales. La veille, le 1er novembre, une règle discrète de la FINMA entrera en vigueur : la banque qui ouvre un compte à distance devra s'assurer que la personne filmée est bien vivante, et bien là.

Pendant ce temps, l'identité électronique que la Confédération promettait pour le 1er décembre 2026 n'a plus de date. La carte en plastique gagne en sécurité, son double numérique reste au garage. La raison tient en une ligne du communiqué de l'Office fédéral de la justice (OFJ) du 30 juin : « Les dernières évolutions en matière d'intelligence artificielle posent de nouveaux défis pour la mise en place de l'e-ID. »

Nous avons beaucoup parlé, ici, de l'IA qui écrit, qui code et qui fabrique des images. On parle moins de ce qu'elle casse au passage. L'une des choses qu'elle abîme le plus vite, c'est une évidence très ancienne : montrer son visage suffisait à prouver qui l'on est.

Ce qui était promis

Rappel des faits. Le 28 septembre 2025, la loi sur l'e-ID passe avec 50,39 % de oui. L'OFJ lui-même écrit que le projet « n'avait été accepté que de justesse en votation populaire ». Quatre ans plus tôt, en mars 2021, une première version, qui confiait l'émission à des entreprises privées, avait été clairement rejetée.

Au soir du vote, Beat Jans promet d'entendre les critiques. Le 25 février 2026, le Conseil fédéral prend connaissance des correctifs. Seuls les vérificateurs autorisés par la loi pourront consulter le numéro AVS, et l'application swiyu bloquera les autres demandes. Ceux qui voudront lire une e-ID devront annoncer dans un registre public quelles données ils demandent et pour quoi faire. Celui qui en demande trop déclenchera un avertissement sur le téléphone de l'utilisateur et pourra, en dernier recours, être exclu du système. Pour éviter qu'on puisse suivre une personne d'une transaction à l'autre, chaque titulaire recevra un lot de plusieurs e-ID techniquement distinctes, chacune utilisée une seule fois. Le même communiqué annonce un lancement « le 1er décembre 2026 », malgré une coupe de 1,7 million de francs votée par le Parlement.

Entre-temps, le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait tiré la sonnette d'alarme. Dans un rapport publié en février 2026, il se dit préoccupé par le nombre de points encore ouverts et recommande de garder intacte la phase de stabilisation prévue avant le lancement, même si cela devait repousser l'introduction de l'e-ID (« Dies auch, wenn sich die Einführung der E-ID dadurch verschieben würde »). Le rapport ajoute : « Das Vorhaben E-ID stellt national und international ein Reputationsrisiko für den Bund dar » (le projet e-ID représente un risque de réputation pour la Confédération, en Suisse comme à l'étranger).

Le 30 juin, le report tombe. L'OFJ écrit que « la sécurité est plus importante que le respect du calendrier initial » et qu'il a « décidé d'augmenter le niveau de sécurité pour l'obtention de l'e-ID en ligne ». Les mesures visent « notamment à compliquer l'introduction de logiciels malveillants sur les appareils et à améliorer la détection des deepfakes ». Quant à la suite : « La date de lancement de l'e-ID sera communiquée dès que ces travaux auront abouti. »

Un détail mérite d'être signalé au lecteur. Ce 28 octobre, la page « Projets en cours » de fedpol affirme toujours que la Confédération introduira l'e-ID « au cours du premier semestre 2027 ». L'OFJ, responsable du programme, et la FAQ officielle ne donnent aucune date. Seule l'infrastructure de confiance, c'est-à-dire la plateforme technique qui servira aussi au futur permis de conduire électronique, est annoncée pour le premier semestre 2027. Nous nous en tenons donc à la version de l'OFJ : pas de date.

Le point faible, c'est la première minute

Ce report est instructif parce qu'il ne touche pas là où l'on s'attendait. Le portefeuille swiyu fonctionne en version de test depuis fin mars 2025. La cryptographie, les signatures, le registre, tout cela avance, et l'OFJ écrit que l'environnement de test « fait l'objet d'essais concluants » depuis plus d'un an. Ce qui coince, c'est l'entrée dans le système.

Pour obtenir son e-ID en ligne, selon la description de fedpol, on scanne sa carte d'identité, puis on se filme avec son téléphone pour démontrer qu'on est bien une personne réelle (le « liveness-check »). L'application en extrait une photo, comparée à celle des registres officiels. Si tout concorde, l'e-ID arrive sur le téléphone en quelques minutes. Tout le reste de l'édifice repose sur ces quelques secondes de vidéo.

Or c'est précisément ce moment que l'IA générative sait désormais attaquer. L'Agence européenne pour la cybersécurité (ENISA) le décrivait dès mars 2024 dans un rapport sur l'identification à distance. Les personnes interrogées pour ce rapport classaient les attaques par deepfake, qu'elles soient présentées à la caméra ou injectées directement dans le flux vidéo, comme « les deux types d'attaques biométriques jugés les plus difficiles à contrer » (« the top two biometric attack types considered hardest to mitigate »). L'injection est la plus sournoise. Le fraudeur ne tend pas un écran devant l'objectif. Il remplace, dans le téléphone lui-même, l'image de la caméra par une vidéo fabriquée. Le logiciel croit filmer une personne, il reçoit un film.

On comprend mieux pourquoi Berne parle à la fois de deepfakes et de « logiciels malveillants sur les appareils ». Les deux vont ensemble. Un détecteur de faux visages ne sert pas à grand-chose si le téléphone qui filme est compromis.

Des réponses existent, et certaines viennent d'ici. À Martigny, l'institut de recherche Idiap a développé avec l'entreprise PXL Vision, et avec le soutien d'Innosuisse, un détecteur de deepfakes intégré depuis début 2026 aux outils de vérification d'identité de cette société, selon ICTjournal. D'après le communiqué des partenaires repris par ce média, il viserait notamment les échanges de visages et les visages entièrement synthétiques. Ces performances sont annoncées par les partenaires eux-mêmes et n'ont pas été évaluées de manière indépendante dans les sources que nous avons lues. Le principe reste celui d'une course : chaque nouveau détecteur entraîne de nouveaux faux, conçus pour lui échapper.

Les banques, elles, n'attendent pas

Cette course ne concerne pas seulement l'e-ID. Ouvrir un compte bancaire depuis son canapé, en filmant sa carte puis son visage, est encadré en Suisse depuis 2016 par une circulaire de la FINMA. L'autorité vient d'en durcir les règles. Dans la version révisée de la circulaire 2016/7, valable dès le 1er novembre 2026, la banque doit, selon la procédure choisie, s'assurer que la photo du client a été prise pendant la vérification ou que la demande « émane bien du contractant (liveness detection) ». Son rapport d'audition du 23 septembre 2026 ne laisse aucun doute sur le motif : « La liveness detection constitue un outil indispensable pour détecter les hypertrucages (deepfakes) et les contrefaçons générées par l'IA. »

La même circulaire prévoit déjà qu'une banque pourra accepter l'e-ID pour ouvrir un compte. Elle devra alors vérifier, là aussi, que la demande vient bien de la personne. Autrement dit, même avec une identité électronique délivrée par l'État, personne ne fera confiance à l'aveugle au téléphone qui la présente.

Cas fictif, à titre d'illustration : un fraudeur se procurerait la copie de la carte d'identité d'une étudiante fribourgeoise et quelques vidéos d'elle publiées sur les réseaux sociaux. S'il parvenait à tromper le contrôle vidéo, il obtiendrait une e-ID à son nom, avec le sceau de la Confédération. Il pourrait alors signer un abonnement de téléphone ou ouvrir un compte en se faisant passer pour elle, et chaque service en face aurait de bonnes raisons de le croire. Selon la FAQ officielle, une ancienne e-ID devient automatiquement invalide dès qu'une nouvelle est délivrée, ce qui permettrait de reprendre la main après coup. Cela ne remplacerait pas un contrôle solide au départ.

C'est là que se trouve, à notre avis, le vrai sens du report. Une identité électronique d'État n'a de valeur que si son émission est plus fiable que les procédés privés qu'elle prétend remplacer. Si l'e-ID était plus facile à obtenir frauduleusement qu'un compte bancaire, le projet perdrait sa raison d'être.

L'Europe court aussi derrière son calendrier

Il serait tentant de lire ce retard comme une spécialité helvétique. Ce n'est pas le cas. Le règlement européen eIDAS 2.0 oblige chaque État membre à proposer au moins un portefeuille d'identité numérique (EUDI Wallet) d'ici à la fin 2026. La Commission le rappelle sur sa page officielle : les États mettront les portefeuilles à disposition « by the end of 2026 » (d'ici à la fin 2026). Selon Euronews, l'échéance tombe le 24 décembre 2026, et les entreprises devront accepter ces portefeuilles d'ici au 24 décembre 2027.

La réalité est inégale. Toujours selon Euronews, l'Italie compte près de 8 millions d'utilisateurs mensuels, l'Allemagne prévoit son lancement en janvier 2027, et les Pays-Bas ont repoussé le leur à fin 2027 après un pilote qui n'avait réuni que 57 utilisateurs. La chaîne titrait le 16 septembre que 24 des 27 États membres manqueraient l'échéance.

Le débat européen a aussi buté sur le visage, mais par l'autre bout. La Commission voulait rendre obligatoire une photo du titulaire dans le portefeuille. Des organisations de défense des libertés numériques s'y sont opposées. En mars 2026, l'European Digital Rights (EDRi) et neuf autres organisations avertissaient que le portefeuille risquait de devenir « a tool of surveillance and control rather than a tool that empowers users » (un outil de surveillance et de contrôle plutôt qu'un outil qui donne du pouvoir aux utilisateurs). Selon le site spécialisé Biometric Update, un compromis a été trouvé le 18 juin entre les États membres. Le règlement d'exécution (UE) 2026/1731 du 15 juillet 2026 le confirme : chaque État pourra, sans y être obligé, laisser ses citoyens refuser la photo, qui ne deviendra obligatoire qu'à partir du 11 août 2028. Dans une lettre signée le 22 mai 2026 en réponse aux ONG, la Commission assurait qu'un portrait « cannot, for example, be requested for simple age verification » (ne peut pas, par exemple, être demandé pour une simple vérification d'âge).

Pour la Suisse, ce chantier européen n'est pas qu'un sujet de comparaison. Selon le rapport du CDF, le règlement eIDAS exige « das höchste dieser Niveaus » (le plus élevé de ces niveaux), alors que l'e-ID suisse atteint le niveau « substanziell » (substantiel) et se situe ainsi « eine Stufe tiefer als eIDAS fordert » (un échelon en dessous de ce qu'exige eIDAS). Le 25 février, Berne a en outre renoncé « pour l'instant », faute d'argent, à « l'interopérabilité internationale ». Un Genevois qui voudrait un jour prouver son identité auprès d'un service en ligne français avec son e-ID devra patienter : selon la NZZ, un accord de reconnaissance avec l'UE prendrait encore des années.

Ce que disent ceux qui doutent

Le report a ses défenseurs et ses critiques, et tous ont des arguments. Lors du comité consultatif Suisse numérique du 3 septembre, le Département fédéral de justice et police a posé le principe sans détour : « La transformation numérique ne doit en aucun cas se faire au détriment de la sécurité et de la confiance. » Selon le communiqué, Beat Jans a souligné « le courage qu'il fallait pour revenir sur un calendrier et des messages précédemment communiqués », même au risque d'une couverture médiatique défavorable.

En face, le scepticisme se nourrit d'une série de glissements. Le 17 juin, avant même l'annonce officielle, la NZZ rappelait que Beat Jans avait promis l'e-ID « vor Ende 2026 » (avant fin 2026). Elle relevait aussi qu'une première version aurait rendu le numéro AVS lisible par des commerçants en ligne qui n'en ont pas besoin, une lacune que la Confédération a promis de combler. Le magazine Republik a révélé en septembre que l'administration avait envisagé de confier une partie de l'infrastructure à Amazon, avant un veto du conseiller fédéral à la mi-février. Le conseiller national vert Gerhard Andrey y résumait l'enjeu : « Das Ja zur E-ID kam ja nur zustande, weil Unabhängigkeit von Big Tech versprochen worden war. » (Le oui à l'e-ID n'a été possible que parce qu'on avait promis l'indépendance vis-à-vis des géants de la tech.)

Ces critiques ne disent pas que le report est une erreur. Elles disent qu'avec 50,39 % de oui, la Confédération n'a pas droit à beaucoup de faux pas. Sur ce point, partisans et opposants sont d'accord, chacun pour ses raisons.

Les conditions d'un usage quotidien

Une technologie ne change la vie que si les gens s'en servent. La Suisse en a déjà une preuve sous les yeux. AGOV, le login des autorités, a dépassé deux millions de comptes actifs en août 2026, selon la Chancellerie fédérale, avec environ 25 000 nouveaux comptes par semaine. Parmi les cantons romands et bilingues, Neuchâtel, le Valais et Berne figurent dans la liste des cantons raccordés. Une partie de la hausse vient de la migration des anciens comptes CH-LOGIN, précise la Chancellerie. La Chancellerie l'explique aussi par le raccordement de nouveaux cantons. Parmi les services accessibles, elle cite la déclaration d'impôts en ligne et le gestionnaire de service de l'Armée suisse. On crée un compte le jour où l'on en a besoin, pas avant.

L'e-ID suivra le même chemin, ou ne le suivra pas. La NZZ cite les usages prévus : ouvrir un compte bancaire, prouver son âge, signer un abonnement de téléphonie mobile, commander un extrait du casier judiciaire, fonder une entreprise. Ce sont des gestes ordinaires. Ils ne deviendront numériques que si l'on peut faire confiance à la première minute, celle où un visage est filmé.

Il faut aussi une porte de sortie pour ceux qui ne veulent pas, ou ne peuvent pas, se filmer. Fedpol l'a prévue : la vérification peut se faire au bureau des passeports de son lieu de résidence. C'est peut-être la leçon la plus inattendue de cette affaire. Au moment où l'IA sait imiter un visage à la perfection, le guichet physique, avec un fonctionnaire en face, redevient le point d'ancrage de la confiance numérique.

La nouvelle carte biométrique de novembre et l'e-ID repoussée racontent finalement la même histoire. Pendant des siècles, la preuve de l'identité, c'était le visage. Désormais, il faut prouver que le visage est vrai. La Suisse a choisi de prendre le temps de le faire, et elle sera jugée sur un seul critère : le jour où quelqu'un tentera de devenir vous devant une caméra, le système saura-t-il dire non ?

Toutes consultées le 28.10.2026 entre 9 h et 9 h 20 (heure suisse), sauf les sources 21 à 23, consultées par la vérification entre 9 h 23 et 9 h 25 ; copies archivées dans /workspace/horizon-if/verification/2026.10.28 - HIF - Article n°2 - sources/. Les citations en anglais et en allemand sont traduites par la rédaction, l'original et sa traduction figurent côte à côte.

  1. Office fédéral de la justice (OFJ), « Nouveau calendrier pour la mise en service de l'e-ID et de l'infrastructure de confiance », communiqué, 30.06.2026. https://www.bj.admin.ch/fr/newnsb/4ZNYpSk3J1-U
  2. Office fédéral de la justice (OFJ), « Mesures visant à renforcer l'acceptation de l'e-ID », communiqué, 25.02.2026. https://www.bj.admin.ch/fr/newnsb/L6Nbf7gStnDm
  3. Département fédéral de justice et police (DFJP), « Comité consultatif Suisse numérique : priorité à la sécurité et à la confiance », communiqué, 03.09.2026. https://www.ejpd.admin.ch/fr/newnsb/S-HhoNJa-wbO
  4. swiyu (Confédération), résumé en anglais de l'audit du CDF sur le projet clé e-ID (rapport EFK-25277), 18.02.2026. https://swiyu.admin.ch/en/20260218-audit-of-the-key-project-e-id-by-the-swiss-federal-audit-office
  5. fedpol, page « Projets en cours » (e-ID et carte d'identité biométrique), consultée le 28.10.2026. https://www.fedpol.admin.ch/fr/projets-en-cours
  6. fedpol, « La nouvelle carte d'identité biométrique sera introduite le 2 novembre 2026 », communiqué, 19.10.2026. https://www.fedpol.admin.ch/fr/newnsb/j651IXJTSFty
  7. Confédération, FAQ e-ID « Ces réponses pourraient vous aider » (obtenir l'e-ID), consultée le 28.10.2026. https://www.eid.admin.ch/fr/help-eid-obtain-f
  8. FINMA, « La FINMA adopte la version partiellement révisée de la circulaire 2016/7 "Identification par vidéo et en ligne" », communiqué, 08.10.2026. https://www.finma.ch/fr/news/2026/10/20261008-mm-video-und-onlineid/
  9. FINMA, Circulaire 2016/7 « Identification par vidéo et en ligne », version valable dès le 1.11.2026 (Cm 33, 39, 44.1 à 44.4, 54). https://www.finma.ch/fr/~/media/finma/dokumente/dokumentencenter/myfinma/rundschreiben/finma-rs-2026-07-20260923.pdf
  10. FINMA, « Circulaire 2016/7 – révision partielle. Rapport sur les résultats de l'audition », 23.09.2026. https://www.finma.ch/fr/~/media/finma/dokumente/dokumentencenter/anhoerungen/laufende-anhoerungen/20261008_video-id/anhoerungsbericht_de.pdf
  11. ENISA, « Remote ID Proofing Good Practices », mars 2024. https://www.enisa.europa.eu/sites/default/files/2024-11/Remote%20ID%20Proofing%20Good%20Practices_en_0.pdf
  12. Chancellerie fédérale, « AGOV, le login pour les services publics, compte plus de deux millions d'utilisateurs », communiqué, 25.08.2026 (lu via un outil de lecture indirecte, accès direct refusé). https://www.admin.ch/fr/newnsb/-ST56dHpC-WRtARraVlYF
  13. Commission européenne, « European Digital Identity », page mise à jour le 26.06.2026. https://commission.europa.eu/topics/digital-economy-and-society/european-digital-identity_en
  14. EDRi, « The eID Wallet still doesn't deserve your full trust », 10.03.2026. https://edri.org/our-work/the-eid-wallet-still-doesnt-deserve-your-full-trust/
  15. RTS (ats), « La mise en œuvre de l'e-ID est retardée pour des questions de sécurité », 30.06.2026. https://www.rts.ch/info/suisse/2026/article/la-mise-en-uvre-de-l-e-id-en-suisse-est-retardee-par-l-ofj-29290787.html
  16. NZZ, Andri Rostetter, « Die E-ID ist ein Prestigeprojekt des Bundes. Jetzt drohen neue Verzögerungen wegen eines Datenschutzproblems », 17.06.2026. https://www.nzz.ch/schweiz/die-e-id-ist-ein-prestigeprojekt-des-bundes-jetzt-drohen-neue-verzoegerungen-wegen-eines-datenschutzproblems-ld.10011019
  17. Republik, « E-ID: Bundesrat Beat Jans stoppt Auftrag an Amazon », 01.09.2026. https://www.republik.ch/2026/09/01/e-id-bundesrat-beat-jans-stoppt-auftrag-an-amazon
  18. Euronews, Evi Kiorri et Mert Can Yilmaz, « EU digital wallet: 24 of 27 members will miss the deadline », 16.09.2026 (lu via un outil de lecture indirecte, accès direct refusé). https://www.euronews.com/2026/09/16/eu-digital-wallet-24-of-27-members-will-miss-the-deadline
  19. Biometric Update, Masha Borak, « EUDI Wallet biometric compromise draws privacy concerns », 23.06.2026 (presse spécialisée du secteur). https://www.biometricupdate.com/202606/eudi-wallet-biometric-compromise-draws-privacy-concerns
  20. ICTjournal, Alexia Muanza et Sara Meier, « PXL Vision intègre le détecteur de deepfakes développé avec l'Idiap (update) », 24.02.2026. https://www.ictjournal.ch/news/2026-02-24/pxl-vision-integre-le-detecteur-de-deepfakes-developpe-avec-lidiap-update
  21. Contrôle fédéral des finances (CDF), rapport d'audit EFK-25277 sur le projet clé e-ID, version allemande, 19.12.2025, publié le 18.02.2026 (citations p. 4, 19 et 21). https://www.efk.admin.ch/wp-content/uploads/publikationen/berichte/wirtschaft_und_verwaltung/informatikprojekte/25277/25277be-bj-pruefung-des-schluesselprojektes-e-id.pdf
  22. Commission européenne (DG CONNECT), Christiane Kirketerp de Viron, réponse à la lettre ouverte du 10.03.2026, réf. Ares(2026)2594392, signée le 22.05.2026, publiée par epicenter.works. https://epicenter.works/fileadmin/medienspiegel/user_upload/Ares_2026_2594392_20260420_EPICENTER_reply.pdf
  23. Règlement d'exécution (UE) 2026/1731 de la Commission du 15.07.2026, JO L du 22.07.2026 (lu dans sa version espagnole, la version anglaise n'ayant pas pu être ouverte). https://eur-lex.europa.eu/eli/reg_impl/2026/1731/oj